Le mécanisme de la création monétaire

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Le mécanisme de la création monétaire :

  • Introduction
  • La création monétaire
  • Les acteurs de la création monétaire
  • Les limites de la création monétaire
  • Liquidité bancaire et politique monétaire

Introduction :

La création de monnaie se fait à travers toutes les opérations qui contribuent à l’augmentation de la masse monétaire en circulation . Connaissant la composition essentiellement scripturale de cette masse monétaire , il apparaît que la création monétaire repose sur des écritures en compte et fait intervenir les banques , la fabrication de billets n’étant qu’un aspect marginal de la création monétaire .

La création de monnaie a pour principale origine la distribution de crédits par les banques , qui peuvent littéralement multiplier la monnaie . Mais d’autres agents financiers peuvent en faire de même .

La banque centrale joue un rôle déterminant dans le processus de création monétaire . Elle y participe , en créant la monnaie centrale , et elle le contrôle , en limitant les émissions de crédits . Depuis 1999 et l’entrée en vigueur de l’euro , c’est la banque centrale européenne ( BCE ) qui contrôle l’émission monétaire dans les douze pays concernés . L’euro est devenu la seule monnaie centrale dans ces pays .

La création monétaire :

Le mécanisme de la création monétaire :

Le principe de la création de monnaie consiste en la mise à disposition des agents économiques de moyens de paiements totalement nouveaux . Seuls les agents financiers , habilités à gérer les moyens de paiement scripturaux , peuvent réaliser cette opération . Il leur suffit d’inscrire une some sur le compte d’un agent non financier pour créer une monnaie scripturale supplémentaire . Cette inscription se fait en contrepartie d’une créance , c’est à dire en échange d’une promesse de remboursement ultérieur .

La création de monnaie par les agents financiers consiste donc à transformer des créances en moyens de paiement . A L’échénace de ces créances , il y a destruction de monnaie . A tout moment , la masse monétaire est donc constituée de la différence entre la monnaie créée et la monnaie détruite .

Les contreparties de la masse monétaire : ce sont les créances en contrepartie des quelles la monnaie est émise . Les crédits à l’économie , accordés par les banques aux particuliers et aux entreprises , représentent plus de 80 % des contreparties . Les créances sur le Trésor , deuxième contrepartie , vraiment en fonction des choix financiers du budget de l’Etat . Les créances sur l’exterieur , solde des échanges avec le reste du monde , sont une cotrepartie positive ou négative ( destruction monétaire ) de la masse monétaire .

La monnaie centrale :

la banque centrale transforme également certaines créances des banques et du Trésor en moyens de paiement : Billets de banque et comptes courants à la banque centrale des agents financiers et du Trésor . Cette monnaie , la monnaie centrale , ne fait que partiellement partie de la masse monétaire puisque ni les sommes inscrites aux comptes des banques et du Trésor à la banque centrale ni les billets en caisse dans les banques ne représentent de la monnaie en circulant . La monnaie centrale est pourtant hier chiquement supérieure . Elle conditionne la quantité de monnaie scripturale créée par les banques .

Les acteurs de la création monétaire :

La création de monnaie scripturale par les banques : lorsqu’une banque accorde un crédit à son client et verse la somme sur son compte , elle augmente à la fois l’actif ( créance sur le client ) et le passif ( compte du client ) de son bilan . Elle crée donc de la monnaie . En revanche , on ne peut pas parler de création monétaire lorsque la banque prête des ressources qu’elle a collectées auparavant .

La banque centrale ne crée paradoxalement qu’assez peu de monnaie :

Disposant du monopole de l’émission des billets , elle les met à la disposition des banques ( en débitant les comptes courants que celles-ci détient auprès d’elle ) en fonction des besoins de leurs clients . Mais , ce n’est que lorsque ces billets arrivent entre les mains desdits clients , considérés comme des agents non financiers , que la quantité de monnaie en circulation , la masse monétaire , s’accroît . Par ailleurs , la banque centrale crée de la monnaie à travers les achats de devises étrangères aux banques et aux particuliers : elle transforme une créance sur l’exterieur en moyen de paiement .

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Le rôle du Trésor dans la création monétaire est très faible

Les pièces sont fabriquées , dans la zone euro , par une administration qui dépend du Trésor ( pour le cas de la France ) . Celui-ci vend les pièces à la banque centrale qui assure leur mise en circulation selon la même procédure qu’elle utilise pour les billets . On en déduit qu’il existe une possibilité de création monétaire par le Trésor . En effet , la recette des ventes du Trésor à la banque de France vient augmenter le solde du compte du trésor ç la banque de France vient augmenter le solde du compte du Trésor lequel peut s’en servir pour effectuer des virements auprès des agents non financiers : il y bien une création monétaire , certes faible , mais création monétaire quand même .

Par contre , lorsqu’il vend des obligations ( bons du trésor ) aux agents non financiers , il ne crée pas de monnaie puisqu’au contraire , il transforme des moyens de paiement en créances . Toutefois , lorsque ce sont les banques qui souscrivent aux émissions obligataires du Trésor public , une création monétaire apparaît au moment ou le Trésor se sert de la monnaie obtenue pour la verser à des agents non financiers .

Les limites de la création monétaire :

Le mécanisme de la création monétaire :

Les limites de la demande de la monnaie :

La demande de crédits aux banques , principale sources de création monétaire , n’est pas toujours croissante . Deux facteurs au moins peuvent contribuer à sa réduction : la faiblisse de l’activité économique et la préférence des agents , et des entreprises en particulier , pour des financements non monétaires . En outre , les créances sur le Trésor et sur l’exterieur fluctuent en fonction du déficit budgétaire et du solde de la balance des paiements .

La limitation de l’offre de crédits par les banques :

Plusieurs phénomènes limitent les banques dans leur création monétaire . Elles doivent tout d’abord être en mesure de procurer à leur clientèle les billets qu’elle demande . Elle doivent ensuite conserver sur leur compte courant à la banque centrale des réserves obligatoire , non rémunérées . Elles doivent enfin faire face au règlement des compensations interbancaires issues des paiements des clients des différentes banques . Les banques sont donc contraintes à une certaine liquidité , c’est à dire à disposer d’une quantité suffisante de monnaie centrale .

Le principe du multiplicateur de crédit relie les crédits que les banques peuvent accorder à la quantité de monnaie centrale dont elles disposent . Ainsi , l’augmentation de la masse monétaire serait un multiple de l’augmentation de la monnaie centrale , multiple d’autant moins grand que le taux de réserves obligatoires et les demandes de billets sont élevés . Ce principe est aujourd’hui contesté dans son pouvoir explicatif des mécanismes de création monétaire tant le refinancement par la banque centrale est aujourd’hui une conséquence de l’émission de crédits et non l’inverse .

Liquidité bancaire et politique monétaire :

Le mécanisme de la création monétaire :

L a contrainte de liquidité bancaire limite la création de monnaie scripturale . En effet , l’émission de crédits par une banque ne se traduit pas intégralement par des dépôts dans la banque , des fuites se produisent , dont le règlement ne peut se faire qu’en monnaie centrale .

La demande de billets constitute une première fuite . Elle correspond aujourd’hui à environ 20 % des dépôts et dépend essentiellement des habitudes des entreprises et des particuliers en matière de paiement . Les banques tentent en permanence de réduire le taux de paiement en liquide au profit en monnaie scripturale . En principe , les paiements interbancaires sont proches de l’équibre . En effet , les paiements effectués et reçus par une banque dépendent de l’étendue de sa clientèle et sont proches l’un de l’autre .

Ces fuites , indépendantes de la politique monétaire , obligent les banques à disposer de monnaie centrale pour émettre des crédits . L’intervention de la banque centrale est double : elle peut accroître le besoin de monnaie centrale et elle influence le coût d’obtention de la monnaie centrale .

Dans le cadre de la politique monétaire , la banque centrale fixe le taux des réserves obligatoire ( aujourd’hui très réduit ) et intervient sur le marché monétaire pour favoriser ou restreindre le refinancement des banques en agissant sur le taux d’intérêt du refinancement . Elle contrôle leur liquidité , donc leurs possibilités de création monétaire .

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